Revue de presse


Les regards croisés de deux enfants de la ZUP

NR du 14/10/2018

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Pierre Micheletti, médecin et professeur de sciences politiques et le maire Marc Gricourt ont évoqué l’ascenseur républicain, hier à la Maison de Bégon.

Antoine de Saint-Exupéry affirmait que l’on est de son enfance comme on est d’un pays. Ce pays intime, Pierre Micheletti et Marc Gricourt étaient invités à l’évoquer conjointement, hier matin à la Maison de Bégon, lors d’une rencontre organisée à l’occasion des Rendez-vous de l’histoire et consacrée à « l’ascenseur républicain » dans les quartiers populaires. L’ancien président de Médecins du monde et le maire de Blois ont, en effet, grandi dans la ZUP à une époque où la mixité sociale y était la règle, comme le raconte Pierre Micheletti dans un livre récemment paru, « Une mémoire d’Indiens ».

Devant un auditoire attentif, les deux amis ont tiré un trait d’union entre hier et aujourd’hui, pour insister sur le rôle primordial de l’éducation en général et de l’école républicaine en particulier. Car même si le contexte économique et social a changé, l’accès à l’emploi passe avant tout par la formation. « Il y a dans les quartiers des talents qui ont la capacité d’inventer de nouveaux modèles afin que chacun puisse trouver sa place », estime le professeur de l’Institut d’études politiques de Grenoble qui a insisté sur la nécessité d’une société moins étanche entre ses différentes strates. Il a notamment pris l’exemple de jeunes médecins propulsés dans des milieux totalement inconnus pour eux, comme les quartiers populaires ou la ruralité, et qui peinent inévitablement à s’adapter.

Pour sa part, Marc Gricourt a souligné l’importance de l’action politique mais aussi de l’engagement associatif pour offrir aux enfants de la ZUP et d’ailleurs les meilleures chances de s’épanouir. Et rappelé les progrès accomplis. « L’accès au savoir, aux livres, est plus facile actuellement qu’à l’époque où j’étais moi-même à l’école élémentaire, et les enseignants mieux formés », estime-t-il. Face aux populismes de tous poils en progression partout dans le monde et au désintérêt sinon au dégoût pour la politique observé ici ou là, il relève néanmoins que les populations maintiennent leur confiance aux élus locaux. C’est-à-dire à ceux qui sont, concrètement, en mesure de changer leur quotidien.

Christophe GENDRY

Marie Cherrier en résidence à la Maison de Bégon

NR du 04/10/2018

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Marie Cherrier aime les histoires, les écrire, les raconter et les chanter. Son dernier album, « Les Bas-Fonds de Paris » dont la sortie est prévue en 2019, est un bon prétexte pour créer un conte musical. « Depuis lundi, nous sommes en résidence à la Maison de Bégon afin de mettre en images et en sons le conte musical que j’ai écrit, Les Bas-Fonds de Paris. C’est l’histoire de deux personnages Camille et Momo dans un Paris futuriste. Ce Paris a bien changé : c’est une ville plongée dans la misère où la butte Montmartre est devenue le bastion des banques et des bureaux d’affaires. Les deux personnages avec leur petit théâtre ambulant, essaient d’amuser les quelques touristes encore présents. Jusqu’au jour où Camille n’y croit plus. Alors Momo l’entraîne visiter les bas-fonds de la ville. »

Ces cinq jours permettent aux acteurs – Marie Cherrier, qui joue Camille, Adrien Balet, Baptiste, Julien Voilé, Momo, Pauline Chodlewski, Michèle, Lilian Minas, Nino et Yann Destal, le gitan – d’adapter leur jeu aux demandes du metteur en scène Rodolphe Couthouis. Ils seront accompagnés sur scène par six musiciens ainsi que Brian Larsen (arrangeur des orchestrations) qui viendra spécialement du Danemark pour les accompagner à l’accordéon vendredi soir.

« Il m’a fallu deux ans avant de me décider à mettre en scène ce projet, c’est un challenge pour moi. C’est une sorte de comédie musicale, un genre qui m’a inspirée : j’ai été influencée par West Side Story et Mary Poppins. Il y aura des incrustations vidéo de personnages. Cette résidence nous permet de présenter le conte musical au public et aux professionnels, qui pourront rencontrer la troupe ». Un moment d’échange et de partage autour de cette histoire écrite par Marie Cherrier.

Anne RICHOUX

Dix ans pour Europe ensemble

NR du 30/09/2018

EUROPE ENSEMBLE

Entourée par des associations de jumelage et de coopération internationale de Blois, l’association Europe ensemble a fêté son dixième anniversaire lors d’une soirée conviviale, mercredi, à la Maison de Bégon. L’association culturelle franco-italienne Dante Alighieri (Acfida), Blois-Weimar, Blois-Lewes-Waldshut-Tiengen, Val de Loire-Pologne et ActionAid Peuples solidaires 41 avaient répondu à l’invitation.

Après une introduction par le président Jean-Marie Génard, et par le directeur de la Maison de Bégon Chokri Boughattas, la soirée était présentée par Margaret Yriarte et Elizabeth Lemoine. Devant une salle comble, chaque association a procédé à un historique de son hymne national accompagné de chants et de danses. Pour sa part, ActionAid Peuples solidaires 41, qui soutient des organisations du Sénégal, a présenté l’hymne de ce pays interprété au chant, à la kora et au balafon. Après l’hymne européen, chacun était invité à goûter les spécialités des pays invités autour du verre de l’amitié.

Monique CABOURG

“ Faire ensemble ” avec la Maison de Bégon

NR du 14/09/2018

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Spectacles, pratiques artistiques et linguistiques, soutien et accompagnement à la création : le 17 septembre, la Maison de Bégon démarre sa nouvelle saison.

Depuis 1972, la Maison de Bégon est engagée dans la conduite et l’expérimentation de projets artistiques et culturels innovants. La saison 2018-2019 s’inscrit dans la continuité, plaçant la création culturelle au cœur de la vie sociale de la ville, contribuant ainsi à une production de la population elle-même. « Notre projet de territoire implique de nouvelles façons de faire ensemble associant habitants, artistes, professionnels de la culture, associations, institutions culturelles ou non, autour de la réalisation d’œuvres collectives à destination de l’espace public », détaille Clément Quantin, chargé de communication.

« Toutefois, notre préoccupation majeure est de relier les droits culturels aux autres droits, en conjuguant situations sociales, questions de société, et créativité, expression, art. » Tout ceci passe par la programmation de spectacles, un café culturel, des ateliers de pratiques artistiques et linguistiques, mais aussi un soutien et un accompagnement à la création, une co-construction de projets avec les habitants, un centre de ressources des pratiques artistiques et culturelles dédié aux écoles et acteurs du territoire, un espace numérique public… Sans oublier les festivals emblématiques Mix’Terres et la Guinguette.

De nombreuses nouveautésDébutant le 17 septembre, les ateliers de pratiques artistiques et langues vivantes s’enrichissent de nombreuses nouveautés. A noter par exemple le West coast swing, danse de couple venue des États-Unis (mercredi de 19 h à 20 h 30), l’atelier orchestre jazz avec le Jazz Club de Blois (mercredi de 20 h 15 à 22 h 15), la chorale arabo-andalouse (mercredi de 18 h à 20 h), ou cours de chinois débutant (mercredi de 18 h à 19 h 30). Si la programmation du café culturel Le P’tit Bégon n’est pas encore calée, la grande scène accueillera le vendredi 28 septembre, à 20 h 30, la Compagnie du Hasard avec 8 heures à la fontaine, pièce d’Alain Enjary, pour tout public dès 8 ans. Se succéderont ensuite Marie Cherrier, le vendredi 5 octobre à 20 h 30, puis la Blésoise Camille Esteban, le vendredi 23 novembre à 20 h 30. Mais c’est à l’association Europe ensemble d’ouvrir le bal le mercredi 26 septembre, avec une soirée conviviale marquant les dix ans de l’association. Au menu : histoire, musique, chants, images… et des spécialités européennes à déguster en fin de soirée.

Monique CABOURG

Hasna Fraisse, au service des habitants

NR du 09/08/2018
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Traductrice assermentée, et adulte relais à la Maison de Bégon, Hasna Fraisse est surtout connue pour son implication dans de nombreuses associations.

Elle est arrivée de son Maroc natal en 2003. « Mon mari était enseignant coopérant et il a dû rentrer en France. Je l’ai donc suivi, j’ai eu ma fille, et durant deux ans, je me suis occupée d’elle. » Puis, titulaire d’un master en droit civil, Hasna est embauchée à Plastiplac comme technicienne qualité. « Je ne travaillais que les week-ends, ce qui me laissait du temps libre pour ma fille. Et rapidement, je me suis impliquée dans la vie associative. » Une vocation précoce puisque l’engagement d’Hasna remonte à ses 8 ans ! Lorsque son entreprise décide de délocaliser en Roumanie, elle négocie son départ et bénéficie d’un bilan de compétences. Ce qui éclaire des points forts qu’elle met à disposition de diverses structures et associations. Connaissance de la langue arabe, du domaine juridique, grande passion pour la cuisine, lui ouvrent les portes de l’Espace Mirabeau, du PRE (Projet de réussite éducative), de la Maison de Bégon où elle commencera à enseigner l’arabe en 2014-2015.

“ Je n’aime pas voir les gens isolés ” Hasna a beaucoup travaillé aussi avec le Cada (Centre d’accueil de demandeurs d’asile) et l’ASLD (Association d’accueil, de soutien et de lutte contre les détresses) pour les parcours de vie des émigrés, la traduction des documents, et l’accompagnement au commissariat et au tribunal. Si bien qu’elle a fini par monter un dossier pour être assermentée. « Ce qui répond à un réel besoin de cette population. Je n’aime pas voir les gens isolés. Par exemple, j’ai mis en place des ateliers culinaires pour les personnes qui ne parlent pas le français. Etre autour d’une table, préparer ensemble, partager un repas, c’est extrêmement important. Les gens apportaient leur panier des Restos du cœur pour apprendre à cuisiner les produits avec des petites recettes faciles, et à manger équilibré. »

Depuis un an, Hasna est présidente de l’association Fête des habitants d’ici et d’ailleurs. Sûr, le vivre ensemble, c’est son domaine ! Elle est également trésorière adjointe de l’association Blois Azrou. Pas étonnant non plus quand on sait qu’elle a grandi dans la ville jumelle marocaine ! C’est elle aussi qui gère la partie gastronomique du Figas (Festival international de la gastronomie et des arts du spectacle) initié par l’association Afrik Consult. « Une de mes autres passions est le théâtre que j’ai pratiqué longtemps au Maroc avec des tournées en Algérie, en Tunisie, en Lybie… Aujourd’hui, le théâtre, c’est tous les jours, mais autrement, auprès des habitants ! »

Trois nouvelles têtes et plein de projet

NR du 18/07/2018
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Parmi les derniers embauchés à la Maison de Bégon, trois salariés racontent leur parcours en faisant part de leurs ambitions chacun dans leur domaine.

Après les folles soirées de la Guinguette, le calme est revenu à la Maison de Bégon qui rouvrira ses portes le 27 août pour une nouvelle rentrée. L’occasion de faire la connaissance de trois petits nouveaux.

Gordana Gradojevic. Stagiaire durant trois mois dans le cadre de sa formation universitaire « culture et médiation des arts du spectacle », Gordana Gradojevic a été embauchée comme animatrice référente du pôle de l’action sociale et culturelle.« J’habite Blois, j’ai pratiqué la danse ici et vu beaucoup de spectacles, j’aime la ZUP, les cultures du monde, le spectacle vivant… Travailler à la Maison de Bégon a du sens pour moi », confie la toute jeune trentenaire.

Lors de son stage, elle avait suivi du début à la fin la première édition du festival « Elles » version départementale, « Réussites Pluri’Elles ». Ses missions aujourd’hui sont l’encadrement de l’équipe d’animateurs, le suivi et la gestion de l’action sociale et culturelle.

« Avec la nouvelle équipe qui sera constituée à la rentrée, notamment avec l’arrivée de nouveaux services civiques, l’objectif sera de créer du lien social. Notamment par le développement d’actions vers les 15-25 ans qui peuvent eux-mêmes avoir des projets, des envies, et qu’on pourra accompagner. On va tenter également une programmation jeune public qui permettrait la mise en place de partenariats scolaires. » Un milieu que Gordana connaît bien pour avoir enseigné en primaire durant trois ans. Dans les tuyaux aussi le développement, avec l’appui des professeurs français langue étrangère et théâtre, d’une formation « insertion sociale et linguistique par des pratiques culturelles et artistiques ».

Rien d’étonnant non plus quand on apprend qu’initialement Gordana a été professeure de français langue étrangère… La nouvelle animatrice référente entend bien aussi élargir son champ d’action en impliquant « les habitants du territoire tous confondus. »

Fabrice Parmentier. Après un remplacement de deux mois, Fabrice Parmentier a été recruté sur le poste d’animateur en CDI à mi-temps. Il est chargé de l’accueil des projets artistiques et musicaux mis en place par la Maison de Bégon, et de ceux liés au territoire. « Par exemple, lorsque la classe d’orchestre du collège Bégon se produit devant des élèves de primaire. Même si la régie est simplifiée par rapport à un spectacle professionnel, il faut assurer un minimum, tout en gardant la qualité. » Fabrice gère alors lumière, son et mise en scène. Des compétences tout à fait dans les cordes de celui qui n’est plus un débutant, et qui possède une solide formation de terrain. « Je suis déjà passé par la Maison de Bégon du temps de Ramdam. Puis j’ai travaillé entre autres sur les Atypiks, avec l’association Apache, au Chato’do avec la Comète, et à la Fabrique. »

Fabrice s’est vu confier également l’animation de la scène culturelle le P’tit Bégon, et il est actuellement en train de plancher sur le programme pour l’an prochain. On peut d’ores et déjà annoncer des scènes ouvertes et hip-hop, et des ateliers avec les enfants. « L’idée, c’est de développer la programmation en passant par le local. Je m’imprègne du présent, du passé, et je vais essayer de faire corps avec l’équipe qui est là depuis quinze ans. Il y a une telle qualité humaine ici ! »

Hasna Fraisse. Arrivée le 18 juin, Hasna Fraisse occupe la fonction d’adulte-relais, un CDD de trois ans renouvelable subventionné par l’État, avec pour mission la médiation sociale et culturelle de proximité. « Il s’agit pour moi d’inciter les habitants à franchir la porte de la Maison de Bégon. »

Très impliquée dans le milieu associatif, Hasna, juriste de formation, et bilingue français-arabe, accompagne notamment les demandeurs d’asile dans leurs démarches. « Jusqu’ici, j’étais bénévole. Pour ce poste, des axes sont définis, notamment autour de thématiques comme la parentalité, la sexualité, l’autorité parentale, ou le danger de l’abus des écrans. Des sujets pour lesquels nous feront intervenir des professionnels. »

Le programme est en cours d’élaboration. De même, une permanence décentralisée devrait être mise en place.

Une saison s’achève à Bégon

NR du 19/06/2018

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La saison 2017-2018 touche à sa fin. Comme chaque année, la Maison de Bégon a convié son public à venir découvrir l’Esquisse, soit la présentation de toutes les pratiques artistiques. Il aura fallu trois séances, l’une vendredi soir, et deux autres samedi, pour que les élèves des douze ateliers puissent monter sur scène et offrir aux spectateurs le fruit de leur travail de l’année ! L’occasion également de découvrir les réalisations des ateliers d’arts plastiques exposées jusqu’au 27 juin. Pour ceux qui auraient manqué le théâtre vendredi soir, un bonus est proposé au P’tit Bégon le mardi 19 juin à 19 h. L’entrée est gratuite.

Le programme des activités pour la prochaine saison est disponible. Une remise de 10 % est accordée jusqu’à fin juin pour les nouvelles inscriptions.

Service civique volontaire : ce n’est pas une punition !

NR du 04/06/2018

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Une quarantaine de jeunes engagés dans le dispositif ont échangé leurs expériences. Bilan globalement positif en dépit d’un manque de notoriété.

Le service civique atteint-il ses objectifs ? Pour obtenir quelques éléments de réponse, un rassemblement de volontaires a été organisé jeudi dernier à la Maison de Bégon de Blois. Une quarantaine d’entre eux, sur les quelque deux cent cinquante actuellement en mission dans le département, ont répondu présent et travaillé en commun sur trois thématiques : le sentiment d’utilité ressenti, l’apport à un projet professionnel, les leviers de progression du dispositif. À l’issue de leurs travaux, ils ont présenté leurs conclusions sous forme de saynètes à caractère ludique, devant une assistance composée d’organismes d’accueil et de tuteurs, en présence de Jean-Pierre Condemine, préfet.

“ On se sent vraiment utile à quelque chose ”Le mot « engagement » est souvent revenu dans leurs propos. Car le service civique procède d’une démarche volontaire visant l’utilité sociale, ce qui le distingue radicalement des emplois aidés ou, plus encore, des travaux d’intérêt général. Les premiers sont un dispositif d’accès au monde du travail. Les seconds une sanction pénale faisant suite à une infraction. « Quand j’explique que je suis en service civique, je m’entends parfois répondre : qu’est-ce que tu as fait pour avoir mérité çà ? » s’amusent Léa et Rémi, en mission au réseau « Entreprendre ».

Ce que font les jeunes en service public relève donc de l’intérêt général. Plus de la moitié d’entre eux sont titulaires au moins du baccalauréat et une proportion équivalente des missions se trouve au sein de l’Éducation nationale ou de structures à vocation culturelle. Souvent, il s’agit de venir en aide à des publics en difficulté. Assister des seniors mal à l’aise avec le numérique pour remplir des formulaires administratifs permet accessoirement de créer un dialogue intergénérationnel. Ou un lien social dans le cas de Rémi, chargé de sensibiliser les jeunes des quartiers aux dispositifs de soutien à la création d’entreprise : « On se sent vraiment utile à quelque chose » témoigne-t-il tandis que sa collègue Léa insiste sur la dimension « gagnant-gagnant » d’une mission qui permet de se constituer un réseau en vue de son avenir professionnel.

Le préfet a émis le vœu que le projet prenne encore de l’ampleur et remercié les tuteurs pour le temps qu’ils consacrent à l’accompagnement des jeunes. Comme l’an passé, ces derniers seront conviés à défiler le 13 juillet, sur la base du volontariat, une manière de les rendre visibles du grand public, et de marteler encore que le service civique, ce n’est pas un job au rabais, ni une punition, mais bien une nouvelle forme d’engagement citoyen.

Pour une rentrée en chansons…

NR du 21/06/2018

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A partir des nouvelles mesures ministérielles pour une prochaine rentrée en musique, l’école maternelle Baptiste-Marcet s’est lancée dans un projet chorale. « C’était déjà l’idée de l’ancienne directrice Christiane Breton, aussi, dès février, nous avons élaboré des chants par section » explique Eugénie Lombardelli, qui a pris la direction de l’école en janvier dernier. Mardi matin à la Maison de Bégon,  l’aboutissement de ce travail était présenté aux parents venus très nombreux. « C’est la deuxième fois que nous sommes accueillis ici. On profite agréablement de cette belle salle » note la directrice ravie également de l’implication des parents. « Ils nous ont aidés à l’accompagnement à pied des enfants entre l’école et la Maison de Bégon. C’est une aide précieuse. » Ce sont ainsi 160 petits qui se sont produits sur scène, dont des enfants dépendant de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées), intégrés à l’école.

Le slam s’implante à Bégon

NR du 05/06/2018

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Mercredi après-midi, dans une ambiance studieuse, le collectif Slamedi animait son deuxième atelier d’écriture à la Maison de Bégon. Ouvert à tous, l’atelier a rassemblé une dizaine de personnes de toutes générations. « On est dans le partage, pas dans la performance. L’intérêt de ces ateliers, c’est de permettre aux gens de s’exprimer, et ils ont véritablement envie de parler » confiait Loude, du collectif Slamedi. Un collectif qui se balade à travers le département à la rencontre de tous ceux qui partagent ses valeurs, « car le slam est un exercice de communication avec les autres ». Une restitution des ateliers était prévue le vendredi suivant au P’tit Bégon. Une scène ouverte bien évidemment à tous les slameurs à laquelle devaient participer Manu Labro, du service jeunes, et Arnaud Moyen de La Caverne.

Le collectif Slamedi proposera à la rentrée un atelier mensuel à la Maison de Bégon et à l’Espace Mirabeau avec pour projet une scène où chacun pourra s’exprimer.

slamedi@hotmail.fr

Place au jazz au P’tit Bégon

NR du 30/05/2018

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Le P’tit Bégon, une ambiance intimiste

Rencontres littéraires autour d’une table

NR du 30/05/2018

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Une mise en scène originale.

Un grand de la batterie invité du conservatoire

NR du 28/05/2018

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Derrière les fûts, Mokhtar Samba entouré des élèves et de leurs enseignants.

Touré Kunda, le premier groupe de rock africain qui fit danser la France entière

Télérama du 24/05/2018

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Dans les années 1970, la fratrie sénégalaise parvenait à conquérir un public blanc avec ses tubes de rock afro. Après dix ans de silence discographique, Touré Kunda revient, dans la joie et la bonne humeur.

Pour ceux qui l’ignoraient encore, il y a des éléphants fameux nichés à Montreuil. Et ils ont la peau dure : quarante ans après leurs débuts flamboyants, les Touré Kunda, la « famille éléphants » en soninké, reviennent propager les bonnes ondes de leur inusable rock afro avec de nouvelles chansons épicées et quelques vieux tubes astucieusement liftés. Après dix ans de silence discographique, c’est presque un revival pour cette fratrie haute en couleurs, premier groupe africain à conquérir un public blanc à la fin des années 1970, qui fit danser la France entière sur des hits comme Labrador ou E’mma. A l’époque, Mory Kante et Youssou n’Dour n’étaient pas encore des superstars internationales et les artistes africains étaient loin d’être aussi visibles qu’aujourd’hui. « Il y avait bien Manu Dibango, Francis Bebey ou Pierre Akendengue, mais des groupes de rock bicolores avec deux chanteurs noirs sur le devant de la scène et plein de musiciens blancs derrière, c’était plutôt rare ! » lâche en riant Sixu Tidiane Kunda, avec la mine réjouie d’un enfant venant de jouer un bon tour.

Le retour à la “ maison ” n’est qu’un début !

NR du 22/05/2018

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L’année dernière, Mix’Terres se déroulait sur la plaine de la Croix-Chevalier. Le retour de la fête à la Maison de Bégon augure de nouvelles perspectives.

On nous dit : “ Ah, il a fait beau, on aurait pu rester sur la Croix-Chevalier ! ” rapporte Christelle Leclerc, présidente de Bégon.« Sauf qu’en début de semaine, les sols y étaient totalement gorgés d’eau. Déjà que nous avons connu une petite difficulté lors de l’installation ici… » La Croix-Chevalier ne sera bientôt plus qu’un souvenir. « Mais plus que des histoires d’eau, le fait de revenir au bercail repose sur une idée de renouvellement, une nouvelle dynamique, habiter le quartier pour de vrai. »

Ce que confirme Chokri Boughattas, directeur de la Maison de Bégon. « Nous refondons un nouveau projet associatif pour les années à venir. Avec les anciens locaux, nous n’aurions pas pu revenir ici. Mais entre-temps, l’apparition du nouvel équipement qu’est désormais la Maison de Bégon a ouvert un vaste champ de possibles pour utiliser au mieux les possibilités du site, le rendre plus visible. Les excellentes relations que nous entretenons avec notre voisin – le foyer Escale Habitat – enrichissent l’offre. »

“ Un projet politique ”Effectué dimanche, ce mini-bilan à chaud a un air très positif. « Vous avez pu voir de nouvelles choses par rapport aux années passées, sans nous renier le moins du monde. On a écouté par exemple une conférence sur la diversité culturelle avec un écrivain professeur de philosophie à l’université d’Abidjan. Et grâce au partenariat avec l’association Afrik’Consult, nous avons pris trois “ leçons ” de cuisine ! »

Mais les grands pics resteront les concerts de Femi Kuti et Touré Kunda, ces grands concerts s’étant joués à guichet fermé(*). « Ce qui est intéressant, c’est qu’on voit que les gens restent, que le public partage un temps de convivialité. C’est un village reconstitué qui accueille 3.000 personnes par jour. »Jusqu’à 600 personnes ont assisté aux spectacles gratuits (ce qui fait qu’il n’était pas toujours facile d’apercevoir les artistes en entier) !

« On rencontre ici un nouveau public, les riverains passent, et s’installent. » Le vaste projet chantant « Les cultures du monde et les mondes des cultures » entend plus que jamais brasser le centre et la périphérie. « Nous voulons aussi porter fortement l’image d’un Eco festival, symbole de ce que nous construisons à l’année. C’est un projet politique. » Au sens de vie de la cité bien sûr !

* A noter la politique tarifaire volontariste : 8 € la place (4 € tarif réduit).

Le festival Mix’Terres déploie ses ailes

NR du 19/05/2018

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Démarrage sur les chapeaux de roue hier avec un défilé festif suivi du concert du Nigérian Femi Kuti. La fête ne fait que commencer.

Cette année, Mix’Terres garde les pieds sur terre et surtout au sec. Chokri Boughattas, qui dirige la Maison de Bégon depuis janvier 2017, a tiré d’un trait radical les enseignements des péripéties climatiques de ces dernières années. Le festival des arts croisés abandonne ainsi la plaine Croix-Chevalier pour s’installer à l’abri dans la salle de l’association, mais aussi en extérieur rue Pierre-et-Marie-Curie et place Danielle-Mitterrand. L’an passé, au terme d’une nouvelle édition fort pluvieuse boudée par le public, Mix’Terres s’était achevé avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Douze mois plus tard, il revient plein d’allant avec un gros poids en moins, les responsables n’ayant plus besoin d’invoquer les dieux de la musique pour faire venir le soleil et garantir le succès de la manifestation.

Et revoilà Wanted !Hier soir, comme un clin d’œil d’encouragement, le beau temps était pourtant bien de la partie pour le coup d’envoi de Mix’Terres. De quoi donner des ailes à la Comparse racines née de l’opération Wanted 2018 avec un défilé festif dans les quartiers jusqu’à l’espace Mirabeau. Après l’inauguration et les discours, la soirée s’est poursuivie avec du cirque acrobatique puis une funambule. Enfin, pour conclure, c’est le musicien nigérian Femi Kuti, saxophoniste et chanteur, qui est monté sur scène. Un moment très attendu et l’un des premiers grands temps forts… mais certainement pas le dernier.

Car durant l’ensemble du week-end, Mix’Terres proposera toute une série de spectacles et de concerts (gratuits ou payants) qui devraient satisfaire les goûts les plus divers pourvu que l’on soit ouvert et curieux. Avec un accent tout particulier mis sur la musique africaine, le duo sénégalais Touré Kunda, dont c’est le grand retour après dix ans d’absence, ayant pour mission d’allumer un dernier feu dimanche soir en clôture du festival.

Mix’Terres, samedi et dimanche à la Maison de Bégon et alentours. Programme détaillé sur maisondebegon.com

Rêves urbains, une édition très festive

NR du 08/05/2018

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Plus de 250 jeunes étaient rassemblés samedi soir à la Maison de Bégon pour le concert de clôture du festival Rêves urbains. Le programme avait été concocté par le Chato’do et la Maison de Bégon. Elisa Boutinot, chargée de communication du Chato’do, et Hassan Mirghani, programmateur à la Maison de Bégon ne cachaient pas leur satisfaction de travailler en collaboration. « Cela tombe sous le sens. On a une ville, on a un public. Il faut le satisfaire dans tous les sens de la culture. » Ce soir, le rap était à l’honneur avec Kacem Wapalek, et ses textes ciselés, pleins d’humour et de poésie. Puis, en seconde partie, Demi Portion, très attendu. « On a une belle affiche ce soir, suffisamment ouverte pour attirer du monde », affirmait de son côté Fabrice Parmentier, animateur à la Maison de Bégon. « On accueille un public qu’on ne voit pas d’habitude, plutôt jeune et mixte, c’est bien. » Ravi aussi, Rachid Belarbi, coordinateur jeunesse de Rêves urbains. « Cette édition a été agréable et festive. Nous avons habillé la ville aux couleurs de la culture urbaine et nous avons reçu un très bon accueil. On l’a particulièrement ressenti lors du flash-mob auquel les gens ont participé quel que soit leur âge. Ce projet collectif est une belle aventure humaine. Les partenaires, les animateurs, tout le monde était sur le pont, et c’est formidable ! »

L’improvisation expérimentale de Femi Kuti au saxophon

L’OBS du 05/05/2018

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Le fils du père de l’afrobeat signe en exclusivité pour « l’Obs » une performance hors norme.

Par Julien Bouisset

Dans la lumière du studio Zarma, où le chanteur nigérian a enregistré quelques mois plus tôt son dixième album « One People one world », Femi Kuti s’installe. Autour de lui, des claviers, chékérés, câbles, jack et batterie s’entassent dans ce sous-sol étroit du 1er arrondissement de Paris.

Armé de son saxophone, le fils de Fela Kuti fait sonner des notes stridentes, en entremêlant les tonalités afrobeat et jazzy dans une improvisation psychédélique en exclusivité pour « l’Obs ».

Déjà, le 15 mai 2017, Femi Kuti avait donné le ton en explosant le record du monde de la note la plus longue jouée sur cet instrument en 51 minutes et 35 secondes grâce à une méthode de respiration circulaire.

Aujourd’hui, avec cette performance dans notre vidéo en tête d’article, le musicien persiste et signe dans une musique improvisée dont lui seul a le secret. Montez le son.

En plein questionnement, la Maison de Bégon cherche à se désenclaver…

Le Petit Blaisois du 15/05/2017

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Chokri Boughattas est à la tête de la Maison de Bégon depuis janvier. Le nouveau directeur s’inscrit dans la continuité des valeurs de tolérance et mixité qui caractérisent cet équipement social et culturel atypique. Pour autant, son arrivée donne lieu au repositionnement du projet associatif pour les cinq années à venir. Explications.

Chokri Boughattas : « Je suis là parce que j’adhère au projet de la Maison de Bégon, qui est pour le moins atypique. Un équipement social et culturel qui mène à bien des missions variées et dont il n’existe pas en France d’équivalent. Je m’inscris évidemment dans la continuité des valeurs de tolérance et mixité que nous prônons tous. Mais il est temps de revoir notre projet qui n’a pas évolué depuis l’arrivée dans ce nouvel équipement en septembre 2014. Voilà pourquoi nous sommes en pleine réorganisation. Il y a effectivement une certaine effervescence des équipes tout en gérant le quotidien et en peaufinant Mix’Terres et la Guinguette. »

LPB. Quels sont les enjeux de ce nouveau projet ?

Chokri Boughattas : « Affirmer notre identité demeure l’enjeu principal. D’une part, nous revendiquons l’action forte que nous menons sur le quartier Nord. Mais nous devons poursuivre les projets tels que Wanted, Mix’Terres et la Guinguette qui nous permettent de toucher un autre public et nous assurent un certain rayonnement sur l’ensemble de la ville et au-delà. »

« Pour ce faire, nous avons mis en place un espace d’initiative artistique en rapport aux musiques et cultures du monde. L’idée est que les Blésois viennent concrétiser leurs projets culturels dans cette maison. Nos animateurs les accompagnent, les salles de répétition leur sont réservées sur des créneaux horaires particuliers, et à terme, nous leur apporterons une certaine médiatisation. »

« Nous voulons aussi que la Maison de Bégon devienne un centre de ressources pour les écoles et les associations. Là encore, nous souhaitons participer à l’élaboration de leurs projets, leur faciliter la relation avec les artistes et les compagnies, leur proposer des résidences et des ateliers… »

« Dès septembre, nous allons mettre en place des cafés culturels pilotés par les habitants et les acteurs du territoire. Ces manifestations nous permettront, par exemple, d’accueillir des enfants le mercredi après-midi sous forme d’ateliers artistiques. En alternance avec les concerts dans la grande salle, nous programmerons le vendredi soir des concerts intimistes en direction d’un public adulte. Et le samedi — (NDLR. Actuellement fermée) — nous ouvrirons nos portes aux pratiques artistiques. Une manière de diversifier l’offre et profiter pleinement de nos équipements aujourd’hui sous-utilisés. »

LPB. Vous souhaitez redynamiser la Maison et faire venir des nouveaux publics. Ne craignez-vous pas que votre image associée au quartier Nord soit un obstacle ?

Chokri Boughattas : « Dans l’ensemble, nous avons une image positive sur la ville. En revanche, les gens ne

comprennent pas toujours notre positionnement complexe, qui fait certes partie de notre identité, mais qu’il faut expliquer. La Maison de Bégon est avant tout une association, sociale et culturelle. C’est tout autant un lieu d’innovation, d’expérimentation, de création et de réalisation de projets qui participent au mieux vivre ensemble. »

« Certains estiment que la Maison de Bégon n’est pas assez marquée quartier Nord au titre de son action sociale et culturelle. D’autres pointent notre positionnement géographique sur ce quartier et le fait que seule la population proche serait concernée. Pour autant, il n’y a pas de stigmatisation particulière au quartier. Sur les 1120 adhérents et 35 000 usagers, seul un tiers habite le quartier. Nous avons donc fait nos preuves en terme de rayonnement et nous avons montré notre capacité à mener des projets sur une échelle locale plus large. »

LPB. Expliquer votre singularité passe par la sortie de vos murs et le travail partagé d’autres acteurs culturels. Avec qui travaillez-vous ?

Chokri Boughattas : « Nous allons sur tous les sites emblématiques de la ville, Fondation du doute, Château, Maisons de quartier… Nous avons donc des partenariats avec la plupart des acteurs culturels de la ville ce qui nous emmène très souvent à l’extérieur. Dernièrement, avec Wanted, on s’est installé pendant une semaine à la Halle aux grains. Et nous normalisons les relations, par le passé difficiles, avec le Chato’Do. Les deux équipes se sont rencontrées et nous avons acté la volonté de travailler ensemble. »

« C’est d’ailleurs ce que nous avons fait avec d’autres partenaires comme le centre social Mirabeau ou l’ALCV dans une volonté de « tendre la main ». Nous avons un équipement extraordinaire, avec des salles de répétition, de danse, de concert… et toute la population doit en tirer profit même si notre action prioritaire doit cibler le quartier. La Maison est ouverte à tous les acteurs culturels et sociaux du territoire. »

LPB.  Alors que « La guinguette » et « Mix’Terres » sont vos actions les plus populaires, la première n’est pas associé à Bégon et Mix’Terres reste un festival local. Comment espérez-vous augmenter votre notoriété ?

Chokri Boughattas : « Même s’il a une dimension importante quand on le compare avec Aurillac, connu nationalement et qui draine trente mille personnes, guère plus Mixterre, notre festival reste très local. C’est un festival de quartier avec une dimension d’ouverture sur le monde. L’impact au-delà de Blois est relatif. »

« Pour y remédier, en plus de la programmation classique, nous avons voulu, dès cette année, ouvrir davantage sur le territoire avec entre autres des animations, des concours artistiques et un défi interentreprises. Pour attirer des nouveaux publics, la Maison de Bégon a besoin de rayonner sur la ville et au-delà. Nous avons donc un enjeu de communication et d’identification sur La guinguette du bord de Loire, manifestation que nous organisons pour la Ville, et sur Mix’Terres. À nous de trouver les bons leviers ! »